L' église

Elle est dédiée à Saint Martin, militaire romain né en Pannonie est célèbre pour avoir partagé sa cape avec un malheureux. Ayant quitté l’armée, il créa près de Poitiers, à Ligugé, la première communauté monastique de Gaule. Ses miracles ont poussé la population à l’élire évêque de Tours. Il y fonda l’ermitage de Marmoutier, qui deviendra une importante abbaye.

Les vestiges de l’ancienne église sont l’absidiole sud et l’abside romane, datant du XIe siècle, qui est classée parmi les monuments historiques le 10 septembre 1913. Ont peut admirer ces beaux témoins romans depuis le jardin du presbytère. L’abside romane est faite de trois assises différentes :

  • la première en petit appareil jusqu’aux fenêtres
  • la deuxième en pierre de taille jusqu’à la corniche, percée de fenêtres
  • la troisième surajoutée peut-être pour la défense, en moellons.

De l’époque romane, l’église conserve également de solides contreforts réutilisés aux XVIIIème et XIXème siècle lors de la reconstruction.

L’édifice actuel de style néo-Gothique à trois nefs voûtées d'arêtes et terminées par l’abside et deux absidioles en cul de four a été construit en 1867. Les fenêtres sont extérieurement et intérieurement décorées de colonnettes. Les contreforts présentent une disposition spéciale : entre le cordon qui règne avec la naissance des archivoltes des baies et la corniche, le profil se compose d'une triple colonne. Celle du milieu, plus grosse, donne lieu à un ressaut dans la corniche et les deux plus petites s'amortissent au-dessous, dans la saillie des corbelets. L'abside a été surmontée d'un mur en maçonnerie pour permettre l'établissement d'une charpente au-dessus de la voûte.

Au milieu du XIX° siècle l’abbé Vénot a beaucoup œuvré pour remplacer le vieux clocher, ramassé sur lui-même par le clocher en flèche que l’on peut admirer aujourd’hui.

L’église Saint-Martin est, comme presque toutes les églises, orientée vers l’est. Malgré un certain dépouillement il reste des époques anciennes à l’entrée du chœur au dessus de deux colonnes, deux très beaux chapiteaux. Ils représentent un cheval ainsi que Tobie et son poisson. (Plusieurs livres de la Bible sont consacrés aux exploits de quelques personnages illustres, dont le premier est Tobie ou Tobit. Alors que les Hébreux vaincus à la guerre, avaient été déportés en Assyrie, un des leurs, Tobie, devenu aveugle, envoya son fils de même nom en voyage d’affaires au pays des Mèdes. En cours de route, l’archange Raphaël qui s’était joint au voyageur, lui conseilla de pécher un poisson et d’en prélever des abats ; à leur retour auprès du vieux Tobie, ce dernier recouvra la vue par l’application sur ses yeux du fiel du poisson. Les chrétiens ont vu dans ce récit une préfiguration de l’action du Christ (lui-même symbolisé par le poisson), rendant la lumière au monde.)

Le chemin de croix est intéressant, il s'agit de peinture sur métal, signée D. Maillurs. Les vitraux sont sans motifs figuratifs hormis ceux du chœur qui sont signés Dagrand, 1881. On remarque particulièrement à gauche sainte Anne d'Auray et à droite, lui faisant face, saint Yves. L’édifice contient de nombreux trésors dont un confessionnal de style roman, un autre gothique flamboyant, des fonts baptismaux du XVIème siècle.

Une belle toile peinte par Lépicier (1735-1784), peintre du Roi et élève de Carl Van Loo, représente, d’après certain, la Sainte famille, d’après d’autres, saint Jean Baptiste enfant près de sa mère sainte Elisabeth et de son père Zacharie.                                                                                     
                                                                                                      

Les cinq vitraux de l’abside, offerts en 1881 par des paroissiens, représentent dans le sens horaire : Saint Martin ;   Sainte Anne d’Auray ;   Le Sacré-Cœur ; Saint Yves ; Saint Pierre. Celui du Sacré-Coeur, au centre, porte le nom de Dagrand, maître verrier installé cours Saint-Jean (actuel cours de la Marne) à Bordeaux. Ces cinq vitraux ayant la même facture sont tous de lui.  Les deux vitraux sud étaient obscurcis par le toit de la sacristie

Extrait de l’ouvrage de Jean-Pol PUISNE «  L’église Saint-Martin de Castres-Gironde » en 2014

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Ce livre de Monsieur Guy Tauzin est consultable à la bibliothèque municipale   

 

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